TÊTE – CORPS – COEUR

TÊTE – CORPS – COEUR

Je tiens aujourd’hui à vous partager quelques cas surprenants rencontrés durant toutes ces années prés des chevaux.
 
Comme un témoignage.
Comme une mise en garde.
Pour vous aider à voir plus grand.
 
Quelques situations dans les quelles la locomotion, le comportement et l’émotionnel ne sont pas là ou on les attend et créent des difficultés de lecture et de diagnostic pour les chevaux et leurs humains.
C’est l’histoire de lombard, mon grand cheval allemand à les retraite en Bretagne chez quelqu’un qui s’en occupe divinement bien. Il bouscule sa gardienne, elle me demande si elle doit retravailler le respect. Un jour, il lui rentre dedans en plein galop, elle est choquée. Je demande une consultation vétérinaire avec un spécialiste des yeux, Lombard est devenu myope comme une taupe, il ne voit qu’à 2 m devant lui.
C’est l’histoire de Boddhisatva, il est fuyant, refuse toute demande, se fige, attaque facilement. Après une année ici, je peux monter sur son dos, il est d’accord MAIS je ne peux pas trotter. Je demande une radio du garrot, je suis obligée d’insister car pour la véto il n’y a rien et pour les ostéos non plus. Boddhi a toutes les apophyses de l’avant du garrot cassées.
C’est l’histoire de Métèque, cheval de complet, monté par une très très bonne cavalière. Il chauffe en dressage, il se fige, est dur dans la main, embarque. On a travaillé que sur l’équitation, connecter les hanches du cheval aux mains de la cavalière. Métèque est devenu super cool sur le plat, un peu trop même parfois !
 
C’est l’histoire de Kela, belle jument de sport qui s’est ensellée très fort en peu de temps. Au diagnostic, c’est comme si son coeur était lourd comme une pierre et tirait en bas et à gauche sur son dos. Je demande à sa propriétaire de faire faire une libération du péricarde et lui donne quelques exercices à faire en main et en longe. Kela. Le dos est remonté, la jument s’est apaisée.
 
C’est l’histoire du cheval d’Erell, il n’arrive pas à prendre du poids, a peur de tout, a une selle qui ne lui va pas vraiment et des pieds qui n’arrivent pas à se soigner. Mais au delà de tout ça, ce qui le garde dans cet état de stress, c’est la peur d’être monté. Alors, même si les conditions ne sont pas réunies, je commence pas ça. Pour qu’il sache qu’il est possible que l’humain le laisse avoir peur sans prendre peur à son tour. Que l’humain peut l’aider à se mouvoir délié, qu’il n’est plus obligé de vivre dans la peur que « ça recommence ». La transformation a été très rapide en ayant enlevé cette peur racine d’abord.
 
C’est l’histoire de Zéphyr. Il en a eu des propriétaires ! Personne n’a voulu le garder. Heureusement, Lysa l’a acheté. Elle a eu la patience et la persévérance de créer une très belle relation avec lui au sol, d’attendre qu’il dise oui pour qu’elle monte sur son dos. Là haut, ce n’est pas simple. Zéphyr stresse, accélère, lève la tête malgré tout le travail que Lysa a déjà fait. Les traumatismes de Zéphyr sont profonds et ressortent. On lui apprend à se mettre droit et à se responsabiliser, des aides simples, une à la fois, en 3 jours de stage, Zéphyr marche et trotte sans précipiter en étant long, rond, bas.
 
C’est l’histoire de Tzaroum. Il se blesse sans cesse, il se fait chasser par tous les chevaux, il est dur à garder en état. Je le complémente, il est suivi par plusieurs ostéopathes, j’essaie de lui trouver un cheval avec lequel il aurait des affinités, rien ne change. Je fais appel à une communicatrice avec qui je travaille: problème d’incarnation. Tout s’éclaire. Il n’a en effet rien d’un cheval. Il ne sait pas se servir de ses grandes jambes, n’arrive pas à communiquer avec les autres chevaux, est allergique au foin, ne supporte pas les conditions extérieures (chaud, froid, pluie). J’ai don arrêté d’essayer de lui faire vivre une vie de cheval et le considère comme un « pas cheval » et tout va beaucoup mieux. Il est libre de ses déplacements, d’aller avec les autres ou non, ne mange pas de foin, reste autour de la maison en liberté, a ses 2 couvertures l’hiver. Pas dans mes convictions tout ça ! Mais dans les siennes oui.
 
C’est l’histoire de Fan, grand cheval qui saute 120/130. Il donne de violents coup de culs. Son propriétaire veut que je le travaille en dressage pour qu’il rentre dans les aides. Au bout de peu de temps, je lui demande un bilan ostéo car les réponses du cheval ne sont pas cohérentes. Fan a une sciatique d’enfer entrainant des pics de douleurs vives très violents.
 
C’est l’histoire de Messire, cheval de CSO talentueux. Il se retient, se ratatine, et explose. Première monte, impossible de lui faire avancer le bout du nez. Là on in était dans l’escalade de la dureté des mors, je change le mors en métal pour un mors simple en cuir. Changement de comportement et de locomotion immédiat (et radical) !
 
C’est l’histoire de Tonnerre, demi sang arabe que l’on me confie au pair. Je vois arriver un squelette ! Le cheval était dans une pension ou cela s’est mal passé. Je le bichonne, le ré-alimente progressivement, essaie plusieurs aliments, fait tout pour qu’il se sente bien. Rien y fait. Il ne veut pas manger, et pire: pas boire, quelle que soit l’eau que je lui propose. Son état était déjà critique, en 3 jours, il dépérit encore plus, je ne sais plus quoi faire. Puis j’ai une intuition. J’explique le cas à mes élèves et l’intègre à un cours. L’oeil de Tonnerre s’éclaire, à la fin du cours, il se jette sur l’eau et dévore son foin en rentrant au box. Sauvé ! (Et quel amour et quelle beauté de cheval ce fut par la suite).
 
Voilà.
 
Quelques histoires au hasard.
De mes chevaux, de ceux que j’ai rencontré dans ma vie.
La solution n’est pas toujours ou on l’attend.
Je tenais à vous les partager.
Comme un témoignage.
Comme une mise en garde.
Pour vous aider à voir plus grand, à chercher au delà des apparences.
Enjoy !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *