Sans mors, pourquoi ?

rykielle en bitless

Sans mors, pourquoi ?

Ucello, trot de travail

1- Effet sur les voies respiratoires

Le mors met le système nerveux du pharynx du cheval dans une situation conflictuelle : « dois-je fermer les voies respiratoires et ouvrir les voies digestives car comme j’ai quelque chose dans la bouche, la production de salive augmente et il faut avaler ou dois-je ouvrir les voies respiratoires et fermer les voies digestives car on me demande un effort musculaire qui augmente mon besoin en oxygène ? ».

Pour résoudre ce conflit, le cheval n’a pas d’autre choix que de tousser ou ronfler lorsque la salive provoquée par ce corps étranger dans la bouche entre dans la trachée en même temps que l’air nécessaire à l’effort, ou de remonter sa langue dans sa bouche pour réduire l’ouverture du pharynx et éviter d’inspirer sa salive. Dans tous les cas, l’oxygénation ne sera pas idéale et le cheval travaillera en dessous de ses réelles capacités.

Ce problème sera bien sur aggravé si le cavalier demande une flexion de nuque fausse ou exagérée.

2- Effets sur la mâchoire inférieure et les gencives

Le mors entraîne une forte salivation qui l’oblige à évacuer sa salive en bavant, ce que les cavaliers prennent alors pour de la décontraction.
Le mors étant posé sur la fine muqueuse gingivale parcourue de nombreux nerfs et très proche de l’os de la mâchoire, il en résulte souvent des comportements anormaux et des pathologies : Le cheval encense, s’encapuchonne, refuse qu’on lui touche certaines parties de la tête, a des gestes de tête violents et répétitifs dus aux névralgies faciales induites, au pire on arrive à des inflammations chroniques des os de la mâchoire avec des abcès à répétition qui suintent sous l’auge.

3- Effets sur le métabolisme général

L’emploi du mors entraîne chez le cheval une acidose, des risques d’hémorragies pulmonaires, un travail musculaire supplémentaire. Il fragilise le cheval, surcharge son organisme en toxines et le fait vieillir prématurément

4- Effet sur les dents

Le mors cause une douleur extrême aux chevaux qui ont des dents de loup sur la mâchoire inférieure, surtout lorsqu’elles sont encore dissimulées dans la gencive.
Un cheval qui attrape le mors entre ses prémolaires pour limiter la douleur due aux à coups dans sa bouche va s’endommager les dents jusqu’aux racines. Un tel processus peut s’accompagner d’une ostéomyélite (infection chronique de l’os).
La pression du mors sur les barres peut aussi entraîner un suros très douloureux par la suite.

5- Changement de comportement du au mors

Selon le professeur Cook, qui apporte dans son étude les preuves de ce qu’il affirme, 4 problèmes courants se résolvent lorsqu’on cesse d’utiliser un mors.

La peur : le cheval cesse d’être anxieux, imprévisible, nerveux, tendu, hésitant, stressé, de « voir des fantômes »
La fuite : Il cesse d’être difficile à ralentir ou à stopper, il ne précipite plus à l’obstacle, ne tire plus
La défense : il devient coopératif, les résistances cessent ainsi que les manifestations d’agressivité, les ruades et la tendance à mordre
Les rétivités au niveau de la tête : plus d’encensement, de mouvements de tête incontrôlés, de zones intouchables sur la tête (nuque, oreilles…)

Sachant tout cela, retirer le mors nous a semblé une évidence, d’autant plus que le bitless bride permet un travail aussi fin et précis, la douleur en moins !

Commentaire (1)

  • Nina Répondre

    Quelle horreur ! Ce n’est pas ce que les moniteurs disent par rapport à la salivation ! Soit disant ils salivent parce qu’ils sont décontractés ! C’est une vraie torture au final c’est nul ! Je suis contre ça. Si on aime les chevaux on fait attention à ne pas leur faire de mal je me trompe ? Bref, et puis manger du cheval quand on prof c’est plutôt nullard je trouve !

    25 août 2015 à 22 h 47 min

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