L’équitation a t’elle encore sa place en 2015 ?

l'équitation a t'elle encore sa place en 2015

L’équitation a t’elle encore sa place en 2015 ?

Car après tout, maintenant chacun peut débourrer son cheval et lui apprendre tout et rien en suivant un tutoriel trouvé sur le web ou en achetant le ou les DVD exposant des méthodes découpant les apprentissages en étapes intermédiaires logiques et faciles à suivre (plus ou moins faciles selon le cheval, certes…).

Et cela fonctionne, plutôt bien même, pour certains qui arrivent à des résultats très honorables avec des chevaux parfois pas évidents au départ.
Il est donc fort tentant au vu des résultats de jeter aux orties l’équitation classique en n’y voyant qu’une forme de barbarie poussiéreuse.

Je l’ai fait.

Après 29 ans à la poursuite du centaure, la prise de conscience… Je tombe sur les travaux de Cook, Strasser, Ramey, Ancelet, Heuschmann : les preuves sont là, indiscutables. Le mors, les fers, les boxes, les floconnés mélassés, l’orge, les traitements chimiques, les méthodes d’entrainement TUENT les chevaux insidieusement, sournoisement, sans bruit. Scénario pour un crime parfait, l’horreur me saute aux yeux. Les chevaux me rappellent leur naturel, je m’incline et entre dans ce monde inconnu.

Je redécouvre mes chevaux, ils se tranquillisent, les résistances s’estompent, les corps revivent, ceux qui sont passés par là me comprendront. Un autre changement, inconscient s’opère, plus je me rapproche de mes chevaux, plus je m’éloigne de l’équitation pour ne garder que le strict minimum nécessaire en tant que cavalier : organiser le corps du cheval de manière à ce qu’il puisse supporter mon poids sans souffrir. Je ne garde à l’esprit que la maxime d’Hippocrate : « Primum non nocere» (d’abord ne pas nuire).

Ma fuite s’accélère chaque année, au gré des rencontres, stages et découvertes. Jean François Pignon porta une atteinte sévère à mon penchant équitant lors d’un stage, mais c’est Christine Agassis qui lui porta le coup de grâce. Exit alors les étriers, la selle et même les rênes ! C’est chez elle, en balade dans la montagne aux 3 allures sur 2 chevaux en totale liberté que je m’invente un monde du cheval utopique, un monde du cheval sans équitation.
Je travaille encore dans un centre équestre à ce moment là, très alternatif certes, mais centre équestre tout de même. Je ne peux encore rompre avec l’équitation, elle me ne me lâche pas, et puis, on se connaît si bien elle et moi

Visite du monde de la liberté non codée

Je crée Les Chevaux d’Arcand : plus d’obligations, l’occasion d’explorer les possibles de mon utopie. Mes chevaux s’appliquèrent d’abord à me débarrasser de mes dernières poussières équestres ! Tous s’appliquèrent d’abord chacun à leur façon à… ne pas pouvoir travailler !! Petit à petit, je peux commencer à expérimenter, visiter ce monde de la liberté non codée, et bien sur, comme je ne suis qu’un humain, me créer mes petites croyances et ma petite chapelle !!

Je crois alors à une possibilité de ne pas toucher du tout au physique des chevaux, de leur suggérer la posture et le fonctionnement nécessaires pour porter uniquement grâce à la concentration mentale, à la congruence émotionnelle, à la visualisation créatrice et à la clarté des intentions, c’est oublier que les chevaux ne sont pas que pur esprit… mais aussi gros amas de matière ! Ils me le rappelleront petit à petit.

Belle expérience, infiniment riche de découvertes permettant en effet de proposer au cheval des changements d’équilibre et/ou de posture sans codes préalables et sans contrainte physique… oui et ? ET ?
Monter en liberté sans s’appuyer sur des codes préétablis avec le cheval est purement addictif et d’une infinie finesse. C’est la chose qui m’a demandé le plus d’implication, d’introspection et de travail sur moi de tout ce que j’ai pu faire dans ma vie, surement celle qui m’a le plus appris aussi, mais…

Mes sens de plus en plus aiguisés me transmettaient avec une insistance grandissante les sensations dissonantes d’une épaule pas tout à fait en ligne, d’une hanche qui aurait besoin d’être déliée, d’un garrot pas tout à fait en place ou d’un rein qui aurait besoin d’être assoupli… L’équitation revint alors en filigrane dans le travail à pied et aux longues rênes, l’air de rien et sans se nommer.

Puis, hasard ? Alors que cela faisait 7 ans que je ne prenais plus de cours avec quiconque (pas envie de retomber dans les schémas de contraintes), Bernard Sachsé que je voulais rencontrer depuis de nombreuses années vient donner un stage juste à côté des chevaux d’Arcand. Je prends un cours… et une fois de plus dans ma vie « au moment où j’avais réussi à trouver toutes les réponses, toutes les questions ont changé. » (P Coelho) !

Je suis submergée par une réalité : mes recherches avec mes chevaux libres s’alliant avec mon passé équitant m’ouvrent une porte dont je n’avais osé espérer l’existence. La possibilité de dépasser le « primum non nocere » qui m’habitait jusque là pour aller vers une équitation POUR les chevaux, une équitation qui les guérit de leurs vécus, qui les libère de leurs misères physiques mais aussi de leur condition de proie si facilement envahie par la peur.

L’équitation intérieure

Cette équitation est une « équitation intérieure », encore très différente de ce que j’avais pu connaitre et expérimenter lors de ma pratique classique. Celle là me convient car elle est reçue à merveille par les chevaux, comme si ils n’attendaient que cela.

La synthèse est là : mes années sans rênes m’ont appris à m’en servir, mes années sans mors ont appris à mes mains la justesse, l’état méditatif du travail en liberté a appris à mon corps et à mon esprit le dosage subtil de relâchement et de tenue qu’impose chaque cheval et chaque moment, la profonde introspection qu’il a entrainé m’a permis de pouvoir organiser chaque os, muscle, tendon, ligament en fonction de l’information que je souhaite transmettre au cheval, mes sens se sont affutés, permettant de recevoir , de traiter et de répondre simultanément à la multitude d’informations qu’envoient les chevaux à chaque instant. Leur communication est en effet essentiellement corporelle et force est de constater qu’ils sont extrêmement bavards !

L’équitation intérieure est une équitation consciente et “La conscience est probablement ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie.” (Pierre Rabhi). Alors oui, CETTE équitation a pour moi sa place en 2015, et c’est du reste la seule qui mérite la définition du dictionnaire :

Équitation:

 nom féminin (bas latin equitatio, -onis)
Art de monter à cheval et sa pratique. (Larousse)

Oui… Art… la quand la technique est suffisamment maitrisée pour être transcendée, pour devenir un moyen et non un but.

Art, quand les aides ne sont plus des moyens physiques de communiquer avec le cheval mais deviennent l’alliance congruente d’un état d’esprit, d’une émotion et d’une organisation physique du corps du cavalier. L’implication totale du cavalier envers lui même lui permettant alors  d’agir infiniment peu, voire pas du tout sur le cheval tout en étant d’une efficacité maximum dans ce qu’il propose.

Art quand le cheval, happé par l’état de présence consciente et bienveillante de son cavalier intègre un monde qu’il visite peu en tant que proie : celui du mouvement conscient, réfléchi, le monde de la discussion d’égal à égal ou chaque geste est une réponse à une question et plus seulement une réaction à un stimulus.

Art quand l’équitation se suffisant presque à elle même devient soin du corps et du mental des chevaux en leur permettant de libérer leurs tensions et de visiter et dépasser leurs peurs.

Art enfin quand, quoi que fasse ou ne fasse pas le cheval, l’humain cavalier, à pied ou monté reste là. Là, stable physiquement et émotionnellement, bienveillant et objectif, cohérent dans son corps et son esprit pour rester en permanence lisible par le cheval en s’adressant à lui pour ce qu’il est : un être extrêmement puissant et rapide, potentiellement dangereux au vu de son extrême réactivité mais également d’une sensibilité et d’une gentillesse naturelle inouïe. L’alliance de toutes ces particularités nous obligeant, nous pauvres humains à développer les forces d’âme nécessaires pour être à la hauteur de l’échange proposé.

Je ne suis pas et ne serait probablement jamais une grande cavalière mais je suis reconnaissante à la vie de m’avoir permis d’aller déjà jusque là dans ma recherche. Me voilà encore une fois sur le seuil d’une porte ouverte sur un nouveau continent à explorer, comme ceux que j’ai déjà visités, ce monde de l’équitation intérieure me parait pour l’instant… infini ! Mais “Il n’y a d’Homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.”
(Alphonse de Lamartine)

Merci

Commentaires (30)

  • Smolik Répondre

    Je suis admirative de votre travail et de votre pensée que vous affinée chaque jour davantage. C’est une belle façon de donner de l’amour à ces chevaux si sensibles. De donner l’envie de changer le cours des choses dans un monde très marqué par l’ignorance, le manque de sensibilité, et l’égo plus que mal placé. J’ai été jeune enseignante durant 4 ans et je n’ai cessé de faire en sorte que mes poneys comme mes cavaliers trouvent un équilibre et un plaisir à se rencontrer, à partager. Mais, je me suis heurtée à des responsables très peu ouvert, n’adhérant pas à des méthodes douces. Et, je regrette de retrouver ces comportements dans de nombreux centres équestres. Quel gâchis, quelle supercherie de faire croire qu’on aime les chevaux lorsqu’on les bouscule, lorsqu’on utilise une cravache pour les faire avancer, lorsqu’on leur tire sur la bouche, lorsqu’on les laisse enfermer entre 4 mûrs pour les sortir enfin, et leur demander de travailler et de bien se tenir. Mon Dieu que c’est dur d’être enseignante et de ne pas pouvoir changer un point de vue. Alors que ce dernier est compris et accepter par les parents et les cavaliers mais pas par vos responsables. Aucun centre équestre autour de chez moi réponds à une équitation, je dirais responsable et censée. Et, j’en suis malheureuse car Dieu sait qu’il y en a des tas. Alors combien de chevaux sont ainsi traités? Comment peut on laisser faire cela? C’est pourquoi je vous admire et que je vous félicites d’épargner les vôtres et de donner l’envie de faire du bien à ceux qui vous suivent et qui sont plus que passionnés par cet animal si fascinant.

    23 janvier 2015 à 21 h 27 min
    • Les chevaux d'arcand Répondre

      Merci beaucoup et bravo pour votre démarche. Le pire c’est que les personnes qui viennent au cheval viennent pour ça en majorité ! Pour apprendre à connaître cet animal si particulier et établir une interaction positive avec lui. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les dirigeants de structures ne le voient pas mais cela me rends bien triste.

      24 janvier 2015 à 22 h 07 min
  • SCHNELL Répondre

    en bien tout est dit, y a rien à ajouter!!!

    23 janvier 2015 à 22 h 37 min
    • Les chevaux d'arcand Répondre

      Merci infiniment

      24 janvier 2015 à 22 h 08 min
  • Béatrice Répondre

    Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord avec vous.
    J’ai appris très tard (35 ans) à monter à cheval dans un centre équestre avec toutes ses contraintes et ses inconforts.
    Et puis au bout d’un an j’ai acheté ma DouDou, c’est elle qui m’a tout appris.
    J’ai acheté une maison pour l’avoir à côté de moi, et petit à petit une complicité sans bornes s’est installée.
    Nous avons travaillé-joué pendant des années, et peu à peu j’ai supprimé les carcans jusqu’au jour ou nous sommes parties en ballade avec comme seule accessoire une longe autour du cou de DouDou.
    Nous étions toutes les deux très surprises des nouvelles sensations : il fallait changer les codes pour diriger et pour ma DouDou elle devait réapprendre à se porter. La première sortie a été épique, nous étions perdues mais de plus en plus complices. Plus de douceur partagée, d’écoute , de respect mutuel se sont installés. Bref un vrai bonheur.
    Comme vous cela m’a changée mais a également changé ma louloutte.

    24 janvier 2015 à 12 h 14 min
    • Les chevaux d'arcand Répondre

      Belle histoire et belle démarche Béatrice, bravo !

      24 janvier 2015 à 22 h 09 min
  • Erell Répondre

    Je voudrais juste apporter mon témoignage car j’aimerai dire à quel point la transmission est importante… Ce magnifique texte est écrit par une personne tout simplement sincère :-), il va droit au coeur des personnes qui vivent cette équitation intérieure, et Claire est en train de me la transmettre, elle est mon guide… ses années de recherche ont fait d’elle une enseignante unique, quel courage d’aller au-delà de la facilité…. le “hasard” a mis sur ma route cette belle personne… “Au delà de l’équitation”, c’était pour moi très abstrait, mais ce que je savais c’est que l’enseignement “classique” n’était plus pour moi, j’aime trop cet animal pour supporter tout ce qu’on lui fait subir ici et là, et surtout la Peur m’empêchait de la pratiquer… j”étais perdue, désespérée, seule, je n’y arrivais plus, et Claire petit à petit est en train de me soigner… le simple fait d’être à coté de mes chevaux sans les monter m’apportait beaucoup de bonheur, mais les monter en établissant le dialogue, quelle délectation… la peur me bloquait tellement que je n’arrivais même plus à faire du pas alors que j’ai quelques années auparavant sillonné les terrains de concours…. tout notre vécu, nos douleurs, notre être, sont à l’origine de ces blocages, et Claire a su éveiller ma conscience. Il n’y a pas de méthode, elle a raison, ce ne sont pas les livres qui peuvent apprendre ça… Car avant d’établir le dialogue il faut comme elle dit “développer des forces d’âmes nécessaires pour être à la hauteur”… tout ça ne se résume pas avec des mots, c’est intime, il faut le vivre pour le comprendre… plus qu’un dialogue, “travailler” avec Claire c’est une conversation à 3… grâce à elle je ne suis plus dans l’impasse, et aujourd’hui j’essaye de construire un couple avec mon jeune cheval. Bernard Sachsé m’a également dit une chose très juste, il m’a tout simplement dit que ce cheval était le bon, et oui ça aussi il faut le prendre en compte, je pense que nous ne sommes pas compatibles avec tous les chevaux pour pratiquer cette équitation, comme nous ne sommes pas compatibles avec tous les êtres humains 😉 Aaaah il en faudrait bien + des Claire… Quand on découvre cette équitation, on a envie de crier à tous ces cavaliers, qui frappent, torturent leur chevaux avec des objets tels que des mors de + en + durs, ou des enrênements horribles, d’arrêter de retourner leur frustration, leur colère, leur mal être contre cet animal vulnérable…. alors moi c’est sur je ne serai jamais une grande cavalière, et vraiment je m’en fou, là n’est pas l’important, ma recherche du bonheur ne peut plus être dans l’exploit en étant la personne que je suis aujourd’hui…et je peux te le dire sincèrement aujourd’hui, ton travail Claire porte ses fruits, au delà de l’équitation…. qu’elle chance d’avoir fait ta rencontre…. <3

    24 janvier 2015 à 20 h 44 min
  • Les chevaux d'arcand Répondre

    Ah Erell, quoi dire à part MERCI !!

    24 janvier 2015 à 22 h 10 min
  • Céline Répondre

    Héhé Claire! c’est un échange de “merci” sur cette page! alors continue ton voyage en nous partageant ton carnet de bord au gré de nos possibilités, pour nous ouvrir aux sensations, aux sentiments. Erell a tout dit: découvrir ce carnet de voyage, et être initié par toi, c’est tout redécouvrir, c’est enfin vivre notre amour des chevaux tel qu’ils méritent qu’on le leur donne, qu’on les regarde dans leur prés ou qu’on leur apprenne des “grands airs” montés .
    Et nous, qui te connaissons, ne définirons jamais une grande cavalière par un nombre de médailles, mais par le nombre de couples cheval/cavalier à qui elle aura rendu le sourire du présent et l’espoir serein du futur.
    Ce devrait être les chevaux qui écrivent “merci” sur ces posts, car ton travail sur nous, pauvres deux pattes aux sentiments et sensations dépravés, restera béni dans leur mémoire et dans leur chair pour longtemps.

    25 janvier 2015 à 8 h 50 min
  • Les chevaux d'arcand Répondre

    Hihi en merci Céline^^ non, sans rire ça me touche vraiment et ça me mets toujours dans un état étrange, quelque chose entre la stupeur et l’interrogation tous ces commentaires justes adorables…

    25 janvier 2015 à 19 h 37 min
  • Maud Répondre

    Bonsoir et merci pour tout ce qui est dit!
    Je viens tout juste, au gré de mes recherches et navigations sur le net, d’ouvrir votre site, lire votre page d’accueil et lire tous ces commentaires.
    Je me sens si seule, là où je vis, entourée de gens qui ne savent pas ce que signifie prendre le temps, être à l’écoute. Ils disent, en effet, aimer leurs chevaux mais ont toujours des attitudes violentes.
    J’ai 33 ans, je cherche à changer radicalement de vie pour pouvoir offrir à mon cheval (entier barbe de bientôt 25 ans) et à moi même ce havre de paix tant désiré. Ma vie rêvée est, tout à fait, dans l’optique de tout ce que vous venez d’écrire.
    En espérant pouvoir continuer à vous lire et peut être, un jour, vous rencontrer.
    Amicalement
    Maud

    25 janvier 2015 à 22 h 38 min
  • Les chevaux d'arcand Répondre

    Un grand merci Maud, c’est super de vous lire tous ! En fait il y a donc plein de gens qui sont dans une optique formidable avec leurs chevaux ! C’est tellement encourageant. Et ce sera vraiment un plaisir e vous rencontrer…

    25 janvier 2015 à 23 h 01 min
  • Ekinatural Répondre

    Belle réflexion merveilleusement couchée sur le papier 🙂 A partager!

    26 janvier 2015 à 14 h 56 min
  • Les chevaux d'arcand Répondre

    Merci tout plein, pourtant dieu sait qu’écrire… ce n’est pas ma tasse de thé !

    26 janvier 2015 à 21 h 12 min
  • yamina Répondre

    oui tout cela est vrai claire ,grace a ton travail tu as etablie une autre relation avec le cheval.
    et a mon tour je viens de dire merci de partager tes connaissances avec nous d ouvrir une nouvelle dimension….
    que manon puisse aprendre avec toi me remplie de joie …. merci a francis aussi ….

    28 janvier 2015 à 16 h 50 min
    • Les chevaux d'arcand Répondre

      Coucou Yamina ^^ et merci ! Tiens ça me fait penser qu’il va falloir que je parle de toi et de ce que tu fais pour Elga…

      28 janvier 2015 à 23 h 21 min
      • yamina

        chut c est entre elga et moi

        29 janvier 2015 à 13 h 23 min
  • Granet Répondre

    Bonjour, je tenais à te remercier pour cet article. Il m’a permis de me dire qu’un jour mon rêve pourra être réalité et pourquoi j’ai toujours ressenti un manque et surtout une colère envers l’équitation classique, je ne m’y sentais pas à ma place, je tombai souvent, aucun lien avec l’animal et d’ailleurs aucun lien avec mes professeurs qui ne me guidaient pas. Je suis en train de réfléchir, j’ai 20ans et j’ai vraiment envie de pouvoir un jour “sauver un cheval” dirons nous (réformé de courses ou autre…) et je me disais, “mon dieu, mais j’y connais rien, faut-il vraiment que j’ai un galop 4 pour avoir un cheval et que ceux qui me le vendent me crois assez qualifiée ?”. Je commence à me dire avec de l’aide, de la patience, beaucoup de travail sur moi et sur l’animal ainsi que la lecture, tout ceci sera possible, ton article renforce ma conviction, m’enlève des doutes, c’est ce dont j’ai besoin pour avancer. Bonne continuation.

    Sarah Granet

    28 janvier 2015 à 18 h 37 min
    • Les chevaux d'arcand Répondre

      Merci Sarah, comme tu le dis si bien, si on a pas l’expérience nécessaire, alors il faut compenser par un encadrement qualifié, du courage, de la persévérance et du bon sens ! Par contre cela m’attriste de voir encore une déçue de l’équitation “actuelle” qui n’a rien à voir avec l’équitation classique…

      28 janvier 2015 à 23 h 19 min
      • Granet

        Je suis déçue car malheureusement j’ai été mal encadré par les différents professeurs que j’ai eu. Sauf la dernière que j’ai eu ou j’ai appris un peu d’éthologie entre autre mais j’ai dû arrêter car je suis partie pour mes études.

        29 janvier 2015 à 10 h 13 min
  • Agassis Christine Répondre

    Ma douce Claire,
    Je me souviens des larmes que tu as eu le courage de laisser couler lorsque tu as vu la petite Valentine nous offrir une démonstration de maîtrise sur Milord monté en liberté. Tu me disais, il faut que j’arrête de monter. Je t’ai répondu, Claire je crois que ta vraie carrière débute maintenant. Tu as osé cette révolution solaire intérieure ne laissant aucune place à l’illusion et à la résistance. Tu as osé faire ce saut, de croire suffisamment en toi pour créer cette merveilleuse micro structure contenant une macro qualité d’enseignement et de soin à tes compagnons les chevaux que tu Aimes aussi profondément que moi. Claire ma soeur de coeur et d’âme je suis profondément honorée et touchée que la Vie m’ait permis de te rencontrer. Je t’embrasse tendrement et te félicite pour ce magnifique texte qui fait son chemin dans l’univers pour que cesse la violence sur Terre. Chris des Jardins d’Akita

    5 février 2015 à 22 h 56 min
  • Les chevaux d'arcand Répondre

    Quoi dire Christine sinon que sans toi, je n’en serais pas là ! Mille merci pour le cadeau de ta rencontre, de ton enseignement, de la qualité des expériences que j’ai pu vivre chez toi.
    C’est bien grâce à toi que j’ai pu débuter ce voyage intérieur impitoyable, celui qui demande de se confronter à toutes ses peurs, les unes après les autres, sans complaisance, sans possibilité de se dérober sous peine de glisser en effet dans l’illusion, si tentante et si confortable… Je continue jour après jour, pas après pas sur ce chemin dont tu as eu la gentillesse de m’indiquer l’existence.
    Je penses bien souvent à toi et me retrouve bien souvent au Sappey car le temps et l’espace ne sont qu’illusion n’est ce pas ?
    Je t’embrasse également et t’envoie toutes la chaleur du cœur.
    Claire

    5 février 2015 à 23 h 27 min
  • Dany Répondre

    A lire doucement, presque mot à mot, de manière à bien s’imprégner de la valeur de cet article, de cette prise de conscience de voir autrement le cheval, d’accéder à faire son bien être et d’en être heureux pour lui.

    Merci à vous tout simplement

    7 février 2015 à 15 h 32 min
  • Les chevaux d'arcand Répondre

    Merci Dany pour ce commentaire, très doux lui aussi

    22 février 2015 à 21 h 00 min
  • Aude Répondre

    Merci pour ces mots qui viennent de l’intérieur, et qui me redonnent confiance en un possible autre avec les chevaux… J’ai commencé l’équitation à 36 ans, puis suite à un arrêt de travail prolongé et des idées de reconversion pro en 2012, j’ai voulu tout connaître (randonnée, équitation dite éthologique, et cours particuliers pour obtenir les galops “classiques”), en faire mon métier (devenir ATE), et puis j’ai tout arrêté, d’un coup, perdue… plus rien ne me parlait, ni les cours d’équitation pour passer un galop 6 (que je n’aurai jamais ! hi hi), ni le travail au sol à coup d’exercices Parelli, ni les balades en groupe (où il faut toujours parler avec les autres cavaliers)… mettre la selle me saoule, sortir du pré même ! En quelques mois, je perds le goût et ça coïncide avec le moment où je m’installe à la campagne et récupère mes 2 juments (en ferme équestre avant). Je vais les voir au pré, puis je n’ose plus parce que j’ai honte de ne rien faire avec elles, je poursuis par obligation, mais je me sens de plus en plus coupable, et si différente des autres qui poursuivent, avec leurs objectifs bien clairs. Je me donne la possibilité de tout réécrire mais le travail intérieur ne suit pas encore, il faut du temps pour lâcher des idéaux, et oser sortir des sentiers battus, ne plus se raccrocher à une quelconque et énième recette de “comment-faire-bien-avec-mes-chevaux”. Il me semble qu’avec le printemps, le ménage intérieur commence à porter ses fruits, je passe du temps avec mes juments comme ça vient, parfois dans le conventionnel, et le plus souvent non (jin shin jyutsu, reiki, méditation avec elles dans le pré, les admirer et les photographier, les aimer là tout de suite…). Vos mots me permettent d’espérer que je réussirai à trouver ma voie avec elles ?! Merci !

    26 mai 2015 à 21 h 01 min
    • Les chevaux d'arcand Répondre

      “Le ménage intérieur” j’adore l’expression Aude ! Si seulement tout le monde en arrivait déjà là, je suis sure que vous allez trouver l’équilibre qui vous convient avec vos juments et sortir des culpabilités et autres dogmes que nous asséne le monde du cheval. Les chevaux apprécient et recherchent finalement les interactions avec nous quand elles viennent du coeur, le miens ont du mal à “ne rien faire”, l’habitude d’être stimulés, accompagnés, de voir d’autres paysages, ce sont des nomades, ne l’oublions pas…

      29 mai 2015 à 21 h 19 min
  • Patricia Répondre

    Bonsoir,
    Je viens de découvrir votre site et lire tous ces commentaires qui illustrent parfaitement mon ressenti, quel bonheur… Je suis moi aussi en chemin…Je me sens moins seule…Merci.

    19 septembre 2015 à 22 h 14 min
  • Les chevaux d'arcand Répondre

    De rien Patricia 🙂 rassurez vous, il y plein de gens en chemin 😉

    20 septembre 2015 à 21 h 42 min
  • Patricia R Répondre

    Claire…. Moi qui doit vous contacter en vue d’un futur séjour chez vous, je ne sais pas par où commencer tellement j’ai de choses à vous dire, tellement je me reconnais dans beaucoup de témoignages. Comme beaucoup, je suis lasse de l’équitation proposée en centre équestre, et comme je n’ai pas d’autre alternative, je pense souvent à tout arrêter… pourtant il y a un cheval pour lequel je tiens encore, je ne l’ai qu en 1/2 pension mais je me forme pour lui, pour nous, je pense qu’on se fait du bien mutuellement, mais il faut supporter tant de choses à côté, c’est dur… Je suis certaine que notre rencontre sera riche…. A bientôt

    21 octobre 2015 à 16 h 50 min
    • Les chevaux d'arcand Répondre

      Oh Patricia, n’abandonnez pas. Les chevaux ont besoin d’humains conscients… Ce sera un grand plaisir de vous rencontrer, à bientôt 🙂

      21 octobre 2015 à 20 h 40 min

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