De l’art cheval

Cheval violon

De l’art cheval

conversation avec mon cheval LombardMéditation post stage

Ce matin à cheval je suis encore dans mon « débriefing interne » du dernier stage donné aux chevaux d’Arcand. Cette fois-ci avec un artiste, plasticien mais aussi musicien créateur.

Mon esprit vogue dans cet univers que je connais si peu et qui me semble si complexe. Je disserte avec moi même sur la multitude de notions à acquérir, sur la créativité nécessaire, sur la nécessaire dextérité des doigts sur les instruments…

Serions-nous des artistes-cavaliers ? 

Puis j’éclate de rire ! Pendant que je réfléchissais, mes doigts avaient du faire quelques dizaines de mouvements sur les rênes, tous différents, tous précis, tous reçus par le cheval qui y avait répondu. Je fais alors le parallèle : l’équitation c’est aussi ça, chaque action sur les rênes crée une note différente, chaque vibration du corps ou de l’esprit fait rentrer l’instrument cheval en résonance. Tout cela dans quel but sinon l’art ? Donc l’émotion ?

Me reviens alors la phrase d’un des écuyers du cadre noir, lorsque je fréquentais encore cette institution : « Le cheval est une sculpture, on lui donne la forme que l’on veut ». J’aime il est vrai voir les chevaux que je reçois ainsi, comme des gros blocs d’argile et me dire qu’il faudra ici remplir une croupe, là allonger une encolure ou sur cet autre élargir un garrot…

Conscience absolue

Ces considérations ont égayé ma journée, m’amusant des similitudes et des différences. Mais quelle responsabilité pour nous, artistes cavaliers de travailler avec le vivant. Nous sommes condamnés à la conscience absolue de part la spécificité de notre instrument. De ce point de vue, je ne connais pas d’école plus exigeante que celle des chevaux…

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